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Actualités - Catégorie 'Culture & société'

  ⇒    Par Afrique info, le 29 jui : 12:51 dans Culture & société   Réactions - 1   version imprimable  Créer un pdf pour cette actualité  ADD TO FACEBOOK ADD TO twitter 


MEDIAS - J'ai, longtemps, refusé de "cartonner" sur le patron de l'hebdomadaire Jeune Afrique parce que je lui devais, d'abord, un recrutement en 1984 puis, en 2000, un nouveau recrutement après que j'ai décidé d'arrêter mon entreprise de "Publication assistée par ordinateur" (PAO) : à cette époque, d'une part les matériels de PAO avaient perdu plus de 80% de leur valeur quand je m'étais lancé dans cette aventure ; d'autre part des centaines de linotypistes avaient été débauchés quand l'informatique remplaça la composition au plomb. Et tous ces évincés de l'imprimerie se mirent à "l'infographie", pour la plupart au noir, alors que mon entreprise était au sommet : en moins d'un an, mes prix fondirent au Soleil du travail au noir. Je pus résister trois ans avant de devoir rendre les armes, en tous biens tous honneurs : ma comptabilité permit de presque tout payer et je ne fus inquiété en aucune manière sur mes biens propres (j'avais réagi à temps et thésaurisé suffisamment pour ne léser presque personne). Mais aujourd'hui, je ne peux plus accorder à Béchir Ben Yahmed le crédit de m'avoir engagé quand j'étais dans la merde : d'abord parce qu'il me licencia très vite, ensuite parce que son engagement personnel ne mérite aucun pardon. L'homme, un Tunisien "patriarche", reste le "patron" quand bien même il annonça, voici deux ans, son retrait de l'hebdomadaire Jeune Afrique au profit et de son homme à tout faire, François Soudan, et de ses fils, Amir et Marwane. Tout ce qui est imprimé dans Jeune Afrique est lu et approuvé par le patriarche, dont son engagement en faveur des Occidentaux et sa réticence (pour ne pas dire son racisme) envers les Noirs. L'homme vient de pondre (il déteste l'expression mais vu la qualité du papier, il s'agit bel et bien d'une ponte) un éditorial sur la crise européenne. Pour lui, les hiérarques de l'Europe ont raison et, soit les populations européennes acceptent la cure d'austérité, soit elles disparaissent. Ce connard de Bechir Ben Yahmed, il n'y a pas d'autre adjectif valable, pensent que les minables des économies européennes n'ont qu'à accepter leurs licenciements et leurs baisses de salaires plutôt que de mourir ! Ce, tandis que les marchés mondiaux réagissaient défavorablement à une baisse massive de la demande en Europe occidentale. BBY, comme Bechir Ben Yahmed signe ses oukazes à ses journalistes, dit pourtant le plus grand bien de Galbreith, lieutenant de Keynes et partisan on ne peut plus affiché de la demande comme moteur de l'économie...


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  ⇒    Par Afrique info, le 22 jui : 14:58 dans Culture & société   Réactions - 1   version imprimable  Créer un pdf pour cette actualité  ADD TO FACEBOOK ADD TO twitter 


MEMOIRE AFRICAINE - Sur la torture en Algérie : "Pourquoi n’as-tu pas fermé ta gueule ?" lance-t-il, au téléphone, au général Aussaresses qui vient d’écrire un livre sur la torture en Algérie. Général Bigeard, L’Express, 7 juin 2001. Le général de corps d’armée Marcel Bigeard s’est éteint le 18 avril 2010 à l’âge de 94 ans. La classe politique française lui a rendu hommage. Tous ont souligné sa bravoure au service de la France. Tous ont « oublié » de parler de sa face sombre en Algérie. Ce n’était pas seulement le parachutiste qui a emprunté les casquettes de l’Afrika Corps de Rommel, ce n’était pas aussi les défilés, le clinquant, les médailles, c’est aussi la torture. Pour Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy : « En Algérie, Bigeard a accompli la mission qu’on lui avait confiée. Je pense qu’il l’a fait là aussi avec beaucoup d’intelligence, beaucoup d’humanité. » Nous allons traiter de l’humanité de Bigeard en la comparant avec celle de trois autres généraux témoins privilégiés de la guerre d’Algérie, il s’agit de Massu, d’Aussaresses et de de La Bollardière. Petite biographie du général Bigeard : l’officier le plus décoré de l’armée française avec vingt-six citations, dont vingt-trois à titre individuel et seize à l’ordre de l’armée... En d’autres temps, il aurait fini maréchal d’Empire. Parachutiste des troupes coloniales, il part très rapidement en Indochine. Il poursuivra ses aventures indochinoises lors de trois séjours successifs, avant d’être parachuté sur Diên Biên Phu, dont il sera l’un des derniers défenseurs, jusqu’à la chute, en mai 1954. Il est promu lieutenant-colonel à titre exceptionnel. Prisonnier du Viet-Minh, il sera libéré à l’été 1954. Durant la bataille d’Alger, en 1957, il fait ce qu’il appelle avec un brin de dégoût, son « métier de flic ».(1)

Justement nous allons décrypter ce « métier de flic » en traitant de la torture qui est consubstantielle, il faut le souligner, de l’entreprise coloniale. La torture pendant la Guerre d’Algérie a été pratiquée sur les populations algérienne et française par les forces coloniales dans des proportions qui, selon l’historien Pierre Vidal-Naquet, concerneraient des centaines de milliers d’Algériens. Estimation confirmée depuis, par la thèse de doctorat de l’historienne Raphaëlle Branche. Elle a aussi été employée à une moindre échelle et de manière non systématique sur des harkis et des Européens par le FLN et l’ALN comme le montre l’ouvrage « La guerre d’Algérie » sous la direction des historiens Benjamin Stora et Mohammed Harbi, (...) La torture policière existait déjà largement en Afrique du Nord avant l’insurrection de 1954, comme en témoigne la mise en garde lancée, dès cette date, par l’écrivain François Mauriac. Elle avait été systématiquement utilisée lors de la colonisation du pays, notamment lors de la campagne du général Bugeaud. Mais elle fut consacrée et institutionnalisée comme arme de guerre par l’armée, à laquelle on donne tous les pouvoirs, lors de la « bataille d’Alger », qui fut, en 1957, un « point de non-retour » à cet égard. (2)

Depuis, la conquête coloniale, la torture est un procédé courant des forces de l’ordre en Algérie qui l’utilisent pour terroriser les populations autochtones et obtenir des informations sur les emplacements de silos à grains lors de la conquête coloniale, meurtrir des suspects, et terroriser les indigènes, s’inscrivant avant tout dans une démarche de haine et de déshumanisation. (...) Marc Ferro, dans Le livre noir du colonialisme, écrit : « Ceux qui travaillent sur les régimes totalitaires n’ont lu Hannah Arendt que d’un seul oeil, semble-t-il. Ils ont omis de s’apercevoir qu’au nazisme et au communisme, elle avait associé l’impérialisme colonial. Entre ces régimes, en effet, il existe une parenté qu’avait bien repérée le poète antillais, Aimé Césaire, au moins en ce qui concerne nazisme et colonialisme. » (2)


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  ⇒    Par Afrique info, le 17 jui : 04:10 dans Culture & société   Réactions - 0   version imprimable  Créer un pdf pour cette actualité  ADD TO FACEBOOK ADD TO twitter 


Ce n’est pas nouveau, les vuvuzelas commencent sérieusement à agacer le monde du football, et en particulier les joueurs. Selon les déclarations dimanche de Danny Jordaann, chef du comité organisateur du Mondial (Loc), il aurait été question d’éradiquer ces trompettes locales en cas de plainte d’une équipe. «Si un pays en lice se plaint, nous agirons. Nous avons aussi entendu les télévisions et les spectateurs et c’est quelque chose à quoi nous réfléchissons», avait-il déclaré à la Bbc. Lundi, le porte-parole du Loc, Rich Mkhondo, a largement amendé les propos de son directeur et a confirmé que les vuvuzelas seront toujours autorisés. «On ne doit pas trop s’appesantir sur ce que pensent les étrangers des vuvuzelas. Pas question d’interdire!» Mkhondo a voulu argumenter le point de vue du Loc en expliquant que ces trompettes «font partie de la culture locale». «Il y a dix ans qu’on les utilise dans les stades. C’est comme cela que nous faisons la fête.» Rich Mkhondo a toutefois reconnu que ce débat faisait rage «depuis la Coupe des Confédérations il y a un an», même si le Loc n'avait jamais envisagé de demander leur avis au public et aux médias étrangers. «C'est certes la Coupe du monde, un événement universel, mais elle est organisée en Afrique du Sud, il faut respecter cela», a-t-il conclu. (Avec AFP)

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